Quand tu t’es tellement adaptée… que tu ne sais plus qui tu es
- Nathalie FOURY

- 27 déc. 2025
- 4 min de lecture
Il y a des femmes qui n’ont jamais manqué de force. Elles ont manqué d’espace.
Elles ont appris très tôt à sentir l’ambiance, à anticiper les réactions, à faire attention aux mots, aux gestes, aux silences. Pas parce qu’elles étaient faibles. Mais parce qu’elles étaient sensibles. Intuitives. Lucides.
Alors elles se sont adaptées. Encore. Et encore.
Jusqu’au jour où elles ne savent plus très bien où elles se sont perdues en chemin.
La sur-adaptation, ce n’est pas un défaut
C’est souvent une stratégie de survie.
On croit parfois manquer de confiance en soi. En réalité, on s’est surtout entraînée à ne pas déranger.
À ne pas trop prendre de place. À ne pas trop briller. À ne pas trop ressentir. À ne pas trop dire non.
On devient celle qui comprend. Celle qui excuse. Celle qui s’ajuste.
Et de l’extérieur, tout va “bien”. Mais à l’intérieur… c’est flou. Fatigué. Silencieux.
Le moment où quelque chose craque
Souvent, ce n’est pas un burn-out spectaculaire. C’est plus subtil.
Un jour, tu te regardes et tu te dis :
« Je ne sais plus vraiment qui je suis. »
Tu continues à avancer, mais sans élan.Tu fais ce qu’il faut, mais sans joie. Tu es là… sans être vraiment là.
Et surtout, ton corps commence à parler : fatigue, tensions, blocages, perte d’appétit, hypersensibilité, ou au contraire anesthésie.
Comme s’il disait :
« Tu peux arrêter de tenir maintenant. »
Ce que j’ai compris (trop tard… puis juste à temps)

Pendant longtemps, j’ai cru que je devais me réparer. Comprendre ce qui n’allait pas chez moi. Travailler sur mes peurs. Sur mon manque de confiance. Sur mon soi-disant problème d’estime.
Et puis j’ai découvert autre chose.
Pas une méthode miracle. Pas une injonction de plus.
Un miroir.
Il existe en nous un endroit qui sait qui nous sommes
En Design Humain, il y a ce qu’on appelle le centre G. On pourrait l’appeler simplement : le lieu de l’identité.
Quand j’ai vu le mien, autant vous dire que j'ai douté, cela ne me correspond pas du tout, ce n'est pas moi. Mon centre G, le pôle magnétique, c'est mon identité, ma direction. Stable. Présente.
Puis j'ai compris quelque chose de fondamental : je n’avais jamais été perdue.
Mon identité était bien là. Présente. Etouffée. Mais par pur réflexe de protection, j’avais vite appris à ne pas l’habiter.
Parce que quand on a une identité forte dans un environnement qui ne sait pas l’accueillir, on apprend à se camoufler. Pas consciemment. Instinctivement.
L’amour qui commence par soi… dans le corps
Il y a aussi, dans cette carte énergétique, une porte liée à l’amour. Pas l’amour sacrificiel. Pas l’amour qui se donne pour être aimée.
Un amour plus simple. Plus brut. Un amour qui commence par soi, dans le corps.
En découvrant cette part de moi, j’ai réalisé à quel point j’avais mis en veille la fonction " s'aimer" et plutôt choisis de m’oublier. Donner et me taire. Comprendre et encaisser.
Ce n’était pas de l’amour de soi. C’était de la survie déguisée en gentillesse.
Et puis il y a le corps. Toujours le corps.
Une autre clé de mon design m’a frappée en plein cœur : le corps comme boussole.
Cette idée toute simple, et pourtant révolutionnaire :
le corps sait avant le mental.
Oui, mais le mental est dans la stratégie "survie" et il prend son rôle à coeur. Et à même le pouvoir de déconnecter le corps. Dans de nombreuses situations, sous le contrôle du mental, je lâche rien, je force, le corps se ferme, s'éteint. Quand je m’aligne, il respire, il communique. Que quand je suis “au bon endroit”, tout devient plus fluide — sans effort.
Je n’avais pas besoin de plus de volonté. J’avais besoin de réécouter mon corps.
Ce n’est pas confortable de se retrouver
Je préfère être honnête.
Quand on commence à se reconnaître vraiment, ce n’est pas un soulagement immédiat. C’est parfois un choc. Parce que ce que l’on découvre est loin de notre réalité actuelle, de nos réflexes, de nos habitude. Parce qu’on réalise à quel point on s’est adaptée. Parce qu’oser être soi, après tant d’années, fait bouger les lignes autour de nous. Il peut y avoir de l’incompréhension. Des jugements. Des ruptures parfois.
Pas parce que tu fais quelque chose de mal. Mais parce que tu ne joues plus le rôle attendu.
Si ces mots résonnent pour toi…
Peut-être que tu te reconnais dans cette histoire. Peut-être que quelque chose en toi dit “oui… moi aussi”.
Tu n’as rien à corriger. Rien à réparer.
Les réponses ne sont pas à l’extérieur. Elles sont déjà inscrites en toi.
Parfois, il suffit juste d’un miroir juste pour commencer à se souvenir.
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Ta carte ne te dira pas quoi faire. Elle peut simplement t’aider à te reconnaître.



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