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À celles qui sentent que quelque chose a changé

  • Photo du rédacteur: Nathalie FOURY
    Nathalie FOURY
  • 26 févr.
  • 3 min de lecture

J' accompagne des femmes pour qu’elles se voient autrement. Je les aide à reconnaître ce qu’elles dégagent, à ajuster leur posture, à habiter pleinement leur image. Je leur parle d’alignement, de vérité, de cohérence entre l’intérieur et l’extérieur. Et j'adore vraiment vivre ses instants.

Et pourtant, je ne m’étais pas appliqué cette exigence à moi-même.

J’avais gardé une image qui fonctionnait. Mais elle ne me questionnait plus. Elle ne me dérangeait pas assez pour que j’aille voir plus loin.

Le choc est venu quand j’ai pris le temps de me regarder avec la même honnêteté que celle que je demande à mes clientes. Pas avec un œil technique. Avec un œil intérieur.

Et là, j’ai vu l’écart.

J’ai vu que je m’étais installée dans une forme d’illusion confortable. Une version de moi qui rassurait, qui tenait la route, mais qui ne disait plus tout. Une posture légèrement figée. Une énergie contenue. Comme si je retenais quelque chose.

Ce n’était pas spectaculaire. C’était subtil. Mais c’était suffisant pour sentir que je n’étais plus totalement là.

Revenir à moi a été inconfortable.

Il y a eu de la confusion. Des questions sans réponses claires. Une sensation de vide, presque. Parce que lorsque l’on retire l’image que l’on a construite, il reste un espace brut. Et cet espace oblige à revenir aux ressentis, sans filtre.

Qu’est-ce que je veux vraiment ?Qu’est-ce que je ne supporte plus ?Où est-ce que je me mens, même légèrement ?

Ce retour à l’intérieur demande de l’honnêteté. Une honnêteté qui ne cherche pas à sauver la face. Qui accepte de reconnaître que l’on a peut-être fait fausse route, ou en tout cas que l’on s’est éloignée de soi.

Ce n’est pas agréable d’admettre cela. Il y a une part d’orgueil qui résiste. Une part qui voudrait que tout ait toujours été parfaitement aligné.

Mais ce n’est pas la vérité. La vérité, c’est que j’ai ouvert les yeux.

Il y a eu un arrêt net. Un STOP catégorique. Comme si quelque chose en moi refusait d’avancer un pas de plus dans la demi-conscience. Impossible de continuer à faire semblant que tout était aligné. Impossible de lisser ce que je ressentais vraiment.

À partir de là, tout est remonté.

Des désirs anciens, laissés de côté par prudence. Des envies enfouies sous les responsabilités, les habitudes, les attentes. Ils ont ressurgi de loin, avec une force tranquille mais indiscutable.

En même temps, ma compréhension s’est approfondie. J’ai vu les compromis que j’avais acceptés. Les détours que j’avais pris. Les choix faits pour maintenir l’équilibre plutôt que pour honorer l’élan.

Alors aujourd’hui, je reviens à moi. Pas pour tout renier. Pas pour effacer le chemin parcouru. Mais pour sortir de l’illusion et accepter le mouvement.

C’est instable. C’est inconfortable.


Mais c’est vivant.


Peut-être que tu te reconnais dans ces mots.

Peut-être que toi aussi, tu as senti ce décalage. Cette image qui fonctionne, mais qui ne te ressemble plus tout à fait. Cette impression diffuse de forcer légèrement, de tenir une posture qui n’est plus entièrement la tienne.

Si c’est le cas, j’aimerais te lire.

Dis-moi : à quel endroit sens-tu que quelque chose a changé en toi ? Qu’est-ce que tu continues à montrer, alors que tu sais, au fond, que ce n’est plus complètement aligné ?

On croit souvent être seule dans ces passages. En réalité, nous sommes nombreuses à traverser ces zones d’inconfort et de lucidité.

Alors raconte-moi.

Qu’est-ce que ton image dit de toi aujourd’hui ?

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